À quelques jours de l’entrée en lice des Grenadiers à la Coupe du Monde 2026, la sélection haïtienne a été contrainte d’apporter des modifications de dernière minute à son maillot officiel.
Selon les informations disponibles, la FIFA n’a pas validé certains éléments visuels présents sur la tenue conçue par l’équipementier Saeta. L’instance dirigeante du football mondial aurait estimé que ces motifs pouvaient donner lieu à des interprétations incompatibles avec les principes de neutralité qu’elle impose lors de ses compétitions officielles.
Dans un communiqué, Saeta a affirmé respecter pleinement les directives de la FIFA et a confirmé avoir procédé aux ajustements nécessaires. La marque a toutefois précisé que le design initial ne véhiculait aucun message politique et qu’il avait été imaginé dans une démarche purement culturelle et esthétique.
Pourquoi la FIFA intervient-elle dans le design des maillots ?

La FIFA applique des règles strictes concernant les équipements utilisés lors de ses tournois. À travers les Lois du Jeu, notamment la Loi 4 relative à l’équipement des joueurs, elle interdit toute présence de slogans, déclarations ou images à caractère politique, religieux ou personnel sur les tenues officielles. (www.thefa.com)
L’objectif affiché est de préserver la neutralité des compétitions et d’éviter que le football ne devienne une tribune pour des messages susceptibles de créer des divisions ou des controverses.
Au fil des années, la FIFA a déjà appliqué ce principe à plusieurs reprises, refusant ou limitant l’utilisation de certains brassards, messages ou éléments graphiques jugés contraires à son règlement. (lawinsport.com)
Un nouveau maillot déjà adopté
Les modifications demandées ont déjà été effectuées. Les joueurs haïtiens ont réalisé leurs séances photos officielles avec la nouvelle version de la tunique, celle qui sera portée lors du premier match des Grenadiers face à l’Écosse.
Si cette décision a suscité de nombreuses réactions parmi les supporters, elle rappelle surtout l’importance du processus de validation imposé par la FIFA avant chaque Coupe du Monde.
Pour Haïti, l’essentiel reste désormais ailleurs : se concentrer sur le terrain et écrire une nouvelle page de son histoire dans la plus prestigieuse des compétitions du football mondial.
