Le 10 septembre, j’ai publié L’Art de se protéger.
Ado Ado
Je savais que ce livre était important pour moi. Mais une fois publié, je ne savais pas vraiment comment les gens allaient le recevoir. Il fallait simplement le laisser partir et voir ce qui allait se passer.
Quelques jours plus tard, je peux déjà dire que l’expérience va bien au-delà de ce que j’avais imaginé.

J’ai vu arriver les premières commandes, puis les premières photos. Le livre chez quelqu’un, posé sur une table, dans une voiture, à côté d’un café… Et à chaque fois, il y a ce petit moment où je réalise que quelque chose qui était encore sur mon ordinateur il y a peu fait maintenant partie du quotidien de quelqu’un d’autre.
Mais ce sont surtout les messages qui me restent.
Des personnes me parlent d’un passage. D’une phrase. D’une situation dans laquelle elles se sont reconnues. Certaines me disent simplement qu’elles comprennent mieux pourquoi j’ai choisi ce titre.
Et ça, pour moi, ça vaut beaucoup.
Il y a d’abord eu le format 8,5 × 11, celui que les premiers lecteurs ont reçu. Puis le 6 × 9, plus compact…
Avec le recul, j’aime assez l’idée que les deux existent. Le premier restera lié au tout début de l’histoire.
Il y a aussi eu une autre surprise : Amazon.
Quelques jours après sa sortie, L’Art de se protéger est entré dans le Best Sellers Rank. Je l’ai vu progresser, passer dans le Top 100 000 des livres sur Amazon, puis sous la barre des 1 000 dans la catégorie Self-Esteem.
Je ne vais pas faire semblant : ça fait plaisir.
Mais les classements bougent. Les chiffres montent et descendent. Ce qui compte davantage pour moi, c’est de savoir qu’il y a une vraie personne derrière chaque exemplaire acheté.
Et ces personnes participent aussi à quelque chose qui dépasse le livre.
Depuis le départ, Ado Ado est un projet que je construis petit à petit. Une partie de ce que L’Art de se protéger génère va donc servir à continuer ce travail : améliorer la plateforme, investir dans les contenus et donner davantage de moyens aux idées que j’ai envie d’y développer.
C’est pour ça que j’aime dire que les personnes qui achètent le livre deviennent, quelque part, des sponsors du projet Ado Ado.
Elles achètent un livre, bien sûr. Mais leur soutien permet aussi de construire la suite.
Et quand je regarde tout ce qui s’est passé depuis le 10 septembre, je me dis surtout une chose :
On n’en est qu’à quelques jours.
La suite, elle, reste encore à écrire…
